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Les dernières décisions du gouvernement Fillon et de Nicolas Sarkozy n’en finissent pas d’alimenter les polémiques, aussi bien d’ailleurs au sein
des associations que chez les membres de l’UMP.
Quelques jours à peine après la bisbille autour de la vraie fausse disparition de la carte famille nombreuse de la SNCF, c’était le débat autour de la baisse des allocations
familiales qui faisait rage…
En dépit de l’assurance de la part de François Fillon et de sa secrétaire d’Etat à la famille Nadine Morano, du fait que l’argent
économisé par cette mesure servira à des mesures familiales, comme par exemple la hausse de 50 euros de l’aide à l’emploi d’une assistante maternelle, les associations familiales grondent.
Elles affirment en effet que cette réforme qui conduira à une économie de 138 millions d’euros, vaudra un manque à gagner de 600 euros pour les familles et craignent de surcroît que l’ARS
(Allocation de Rentrée Scolaire) ne subisse les conséquences du nouveau mode de calcul, en fonction de l’âge de l’enfant et non plus uniquement sous conditions de ressources.
A présent, c’est la réforme de l’hôpital qui inquiète les élus et les personnels médicaux.
En visite au centre hospitalier de Neuf-Château dans les Vosges, Nicolas Sarkozy a à présenté les grandes lignes de sa réforme, au centre de laquelle figure sa volonté de regrouper les
établissements publics en redistribuant les rôles entre petits et grands hôpitaux.
Les comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, tout comme l’Association des maires de France (AMF), y voient une volonté cachée de la part du gouvernement de fermer à plus ou
longue échéance un certain nombre de structures hospitalières locales.
Le président de l’Association des Petites villes de France, Martin Malvy, a mis en garde le gouvernement contre les « déserts de santé » que risque de créer cette restructuration.
En réaction à ces décisions, des couacs se font entendre au sein même de la majorité.
Le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, a ainsi demandé au gouvernement « des assurances sur le fait que pas un centime d’euro dégagé sur la réforme des allocations familiales n’ira
financer une autre politique que la politique familiale. »
Pierre Méhaignerie, le président UMP de la commission des affaires familiales et sociales de l’Assemblée nationale, a estimé pour sa part que les réformes « vont trop vite, plus
vite que l’explication ».
Certains semblent déplorer le manque de communication qui existe Matignon et l’Elysée…
La société civile, elle, n’en finit pas de voir ses acquis fondre comme neige au soleil, et sa vie quotidienne se détériorer.